Fille
d’artiste père clown (Jean-Baptiste
Thierrée)
précurseur du nouveau cirque et mère
écrivain (Betty Duhamel), Juliette Andrea est une enfant de la balle.
Elle se dit issue de ce drôle de mélange. Elle est
à la fois drôle et
littéraire, originale et classique, sensible et extravagante.
Elle débute en étant comédienne.
Formée par
l’école de La rue blanche, elle joue au
théâtre et au cinéma dans une quinzaine
de films
dont : « La vie moderne » de Laurence Ferreira
Barbosa. Son
expérience d’actrice est à
l’origine de son
style. Ses chansons sont comme des scénarios de court
métrage : Elles racontent des histoires. Histoire de
trahison (
Les
bottes de 7 lieues
, Saint
Valentin 2000),
Histoire d’aveuglement (Au
fait Juliette), Histoire de
renaissance (L’inspiration, Je
suis prête).
Histoire de vie (La ride, Eloge du rien, Notre Histoire).
Un
jour, elle fait la
connaissance de Vincent Baguian, qui,
touché par la
singularité de son écriture, collabore
à son projet, l’encourage à
écrire
et lui fait rencontrer Sandrine Runzer à la Warner qui lui
propose d’écrire pour David Halliday. Elle
co-écrit avec Sophie Gascon sur l’album :
« Satellite » la chanson : « On ne
récolte que ce qu’on sème ». Juste
après,
d’autre textes sont choisi par Enzo Enzo pour «
Parolli » ainsi que pour le groupe Vis à vies. En
2004, elle
s’entoure de 4 musiciens. L’expérience
dure 6 mois. « On s’éclatait
mais ça partait dans tous les sens. Dommage, il y avait
du potentiel…
» Dira t'elle plus tard. Elle
décide de
s’atteler principalement à son projet. Elle
rencontre le pianiste arrangeur compositeur chanteur Alexis
Krycève. Leur collaboration est fructueuse et
complémentaire. Sur scène ils chantent 4 chansons
ensemble. A eux deux, ils construisent le spectacle. En
novembre 2006, elle
gagne un prix Sacem de meilleur auteur pour sa chanson : «
L’inspiration
». Actuellement
elle fait une pause
pour penser l’album : J’ai à
nouveaux envie d’écrire pour d’autres,
c’est bon d’entrer dans d’autres univers,
d’être au service d’autres chanteurs,
ça ouvre et ça repose aussi,
là, je me sens comme une : Sage femme… enfin ! Et
Juliette de conclure par un grand éclat de rire.
En 2003, elle
participe aux rencontres d’Astaffort de Francis Cabrel dans
la section « écriture » et cinq de ses
chansons réalisées
pendant le stage sont
sélectionnées pour le spectacle final en
première partie de Vincent Delerm.
Jean Ribeiro,
accordéoniste de talent, les rejoint.
Depuis, elle creuse
son style et se produit entre autre au Divan du monde, Sentier des
Halles, l’Essaïon, Théâtre
des Blanc Manteaux, L’Archipel,
7 lézards et Franc Pinot.
-«
J’ai fais
beaucoup de scène, j’adore
ça mais là j’ai besoin de me poser.
L’album est une étape, ça me faisait
peur de fixer les choses dans un album, je suis
comme une mère poule, je voulais prolonger ma grossesse.
Mais là trois ans, ça commence à
faire. Il est tant d’accoucher !